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Le Prophète (SAW) a dit : « La meilleure prière après la prière obligatoire est la prière nocturne ». [Rapporté par Mouslim.]

Sur les pas d'Ibnou Battoûta (3/4) : Inde, Maldives, Sri Lanka, Malaisie, Chine

Portraits

Après avoir parcouru une grande partie des steppes eurasiennes, Ibnou Battta était enfin arrivé en Inde. Un séjour riche en émotions attendait l’explorateur…

Le sultanat de Delhi

Les premiers musulmans s’installèrent en Inde au cours du 11ème siècle. Mais les sultans de ces nouvelles terres d’Islam n’étaient pas en sécurité, car ils devaient faire face à la fois à l’opposition continuelle de la majorité hindoue et aux invasions mongoles ; ces dernières furent endiguées par les armées du sultan Mouhammad Toughlouq.
Le pouvoir des leaders musulmans s’affermissait peu à peu et certains hindous adoptaient même la nouvelle religion. En vue de renforcer sa mainmise sur son territoire, le sultan avait besoin de juges, de savants et d’administrateurs, mais aussi d’écrivains, de poètes et d’amuseurs pour louer et divertir les dirigeants. Se méfiant des hindous qui risquaient de le trahir, il préférait plutôt confier ces postes à des étrangers, à qui il proposait de précieux cadeaux et un salaire élevé. Les Perses et les Turcs affluaient donc vers le nouvel empire, et Ibnou Battta visait également un poste auprès du sultan.

Lorsque le Tangérois parvint à Delhi à la fin de l’année 1334, il reçut 2 000 dinars en argent et fut installé dans une maison confortablement meublée en guise de bienvenue. Mouhammad Toughlouq, qui n’était pas à Delhi, fut informé de l’arrivée du Marocain et l’engagea en tant que juge sans l’avoir rencontré pour un salaire annuel de 5 000 dinars. Comme Ibnou Battta ne maitrisait pas le perse ― qui était devenu la langue officielle de l’élite ―, deux assistants travaillaient avec lui. Il lui restait tout de même assez de temps pour accompagner le sultan et les hauts dignitaires à la chasse : éléphants, tentes et de nombreux servants constituaient l’équipement de base pour ces expéditions. Une telle extravagance endetta sérieusement le juge, mais son généreux patron lui donna plus d’argent pour rembourser ses obligations financières et lui offrit même un nouveau travail : s’occuper du mausolée Qotb Ad-dîn Moubârak ― nom du premier dirigeant musulman qui choisit Delhi comme capitale et qui fit construire un des plus hauts minarets du monde (73 m).


Vue aérienne du complexe Qotb Minâr et mosquée Qouwwat Al-Islâm 

À quelques 2 000 kilomètres de la capitale, un des gouverneurs se rebella et s’autoproclama sultan. Cette affaire occupa Mouhammad Toughlouq durant deux ans et demi dans une guerre inutile. Ce fut ensuite le tour de quelques officiers de l’armée et un gouverneur voisin de se rebeller, mais les traitres dirigeants furent capturés et jetés aux éléphants.
À partir de ce moment-là, le sultan n’épargna personne : même les innocents étaient tenus en suspicion et Ibnou Battta n’échappa pas au traitement réservé aux traitres. À Delhi, le Tangérois avait épousé la fille d’un juge ; ce magistrat avait comploté contre le sultan et avait été exécuté. Mais un problème plus sérieux attendait le voyageur : son amitié avec un soufi. Le dévot refusait de s’impliquer dans toute vie politique, et ignorait le sultan et ses commandements. Pour se venger, Mouhammad lui fit épiler la barbe poil par poil et le bannit de Delhi. Plus tard le sultan lui ordonna de revenir, ce qu’il refusa. Le soufi fut alors arrêté, torturé et décapité. Le lendemain, le sultan demanda la liste de ses amis, sur laquelle figurait le nom de l’explorateur. Ce dernier resta sous surveillance pendant neuf jours, horrifié à l’idée qu’il risquait d’être également exécuté. Il passait ses journées à lire le Coran et à faire des invocations. S’étant dépouillé de tous ses biens, il avait endossé des vêtements de mendiant. Il obtint la permission de rejoindre un ermite qui vivait dans une grotte à l’extérieur de la capitale. Il vécut ainsi pendant cinq mois avant d’être rappelé au palais où il fut accueilli chaleureusement. Déterminé toutefois à éviter d’autres problèmes, il demanda au sultan s’il pouvait partir pour un autre pèlerinage. Mais le sultan avait d’autres plans pour lui : connaissant son engouement pour les voyages et les découvertes, il lui proposa le poste d’ambassadeur dans les tribunaux mongols de Chine.
C’était pour Ibnou Battta l’occasion à la fois de s’éloigner du sultan et de visiter d’autres contrées musulmanes avec classe.

En direction des îles Maldives et de Ceylan (Sri Lanka)

En 1341, Ibnou Battta quitta Delhi à la tête d’un groupe de quinze émissaires chinois de retour dans leur pays d’origine. Le sultan envoya bien évidemment des cadeaux à l’empereur mongol : 200 esclaves hindous, chanteurs et danseurs, 15 pages, 100 chevaux et une quantité considérable de vêtements, de vaisselle et de sabres. Un millier de soldats accompagnaient la troupe jusqu’à leur embarquement sur un bateau pour la Chine.
Quelques jours après son départ, le groupe fut attaqué par 4 000 rebelles hindous, mais malgré leur surpassement en nombre, ces dissidents furent vaincus. Plus tard, une autre attaque isola Ibnou Battta du reste de ses compagnons. Pourchassé ensuite par une dizaine de cavaliers, il réussit à leur échapper. Mais poursuivit derechef, il ne put se dérober à une quarantaine d’hindous qui le dépouillèrent de tout ce qu’il possédait, excepté son pantalon, sa chemise et sa cape. Certains brigands retenaient leur prisonnier la nuit durant dans une grotte pour l’exécuter le lendemain ; heureusement, Ibnou Battta a réussi à obtenir sa liberté en échange de ses vêtements.
Huit jours plus tard, épuisé, déchaussé et ne portant que son pantalon, l’explorateur fut secouru par un musulman, qui l’emmena jusqu’au village voisin. Il rejoignit son groupe après deux jours de repos, prêt à poursuivre son voyage vers la Chine.

Le groupe continua sans problème jusqu’à Daulatabad. La ville était entourée d’un rempart d’une hauteur comprise entre 25 et 35 mètres et de 4 kilomètres de long : les voyageurs se reposèrent quelques jours dans cet endroit sûr ― deux ans plus tard cette cité allait tomber entre les mains d’officiers en rébellion contre Mouhammad Toughlouq. Ces gradés s’apprêtaient à fonder un royaume musulman indépendant.


Fort de Daulatabad

Après quelques jours de repos, ils reprirent leur route vers la côte et atteignirent le Golfe de Cambay où ils embarquèrent à bord de quatre bateaux. Trois boutres transportaient les cadeaux, incluant les 100 chevaux et les 215 esclaves et pages. Le quatrième était un navire de guerre destiné aux soldats venus les défendre en cas d’attaque de la part de pirates (environ la moitié des soldats venaient d’Afrique : ils lançaient habilement le javelot et étaient d’adroits archers). S’aidant des vents de mousson pour avancer vers le sud, ils arrivèrent au port de Calicut (Kozhikode) où ils furent accueillis au son des tambours, des trompettes et des cors.

Dans ce port se trouvaient treize jonques chinoises, bien plus grandes que leurs boutres. Ibnou Battta admirait ces immenses bateaux aux équipements de luxe ― cabines privées avec toilettes ! C’est à bord de trois de ces bâtiments que la troupe poursuivrait son voyage vers la Chine ; l’équipage transféra donc tous les cadeaux, les chevaux et les esclaves des boutres aux jonques. Ibnou Battta passa la journée à la mosquée et avait prévu d’embarquer dans l’après-midi.


Jonque chinoise

Mais avant qu’il n’ait eu le temps de monter à bord de la jonque, un violent orage éclata sur le port. Comme les eaux de celui-ci n’étaient pas très profondes, les capitaines éloignèrent leurs bateaux des côtes. Le Tangérois attendit donc sur la plage toute la nuit et au petit jour, s’aperçut avec horreur que deux des bateaux avaient échoué sur le rivage, s’étaient disloqués et avaient sombré. Quelques membres de l’équipage d’une des jonques furent sauvés, mais aucun matelot de l’autre navire ― sur lequel Ibnou Battta devait embarquer ― ne survécut à la catastrophe. Quant à la troisième jonque, elle avait pris la direction de la Chine, sans attendre le Marocain, chef de l’expédition.

Ibnou Battta était maintenant seul, sans un sou et honteux face à cet échec en tant que responsable du voyage vers la Chine promu par le sultan de Delhi, mais néanmoins heureux d’être toujours en vie. Espérant pouvoir rattraper la jonque, il se lança à sa recherche. Après dix jours de navigation, il débarqua dans un port et attendit la jonque qui ne se présenta jamais. Il apprendra trois mois plus tard qu’elle atteignit l’Indonésie, mais qu’elle fut prise par un roi infidèle de Sumatra.
Qu’allait-il faire ? Il souhaitait retourner auprès du sultan Mouhammad Toughlouq, mais il craignait d’être exécuté à cause de l’insuccès de son expédition. Il décida donc de rester au Sud de l’Inde sous la protection du sultan Jamal Ad-dîn, ennemi de Mouhammad Toughlouq. Il s’impliqua alors dans une guerre entre deux gouverneurs, mais celui qu’il soutenait sortit vaincu de la confrontation. Cette erreur fondamentale l’obligera à quitter l’Inde avant qu’il ne périsse dans une autre mésaventure.
Il se résolut à continuer seul ses pérégrinations vers la Chine en choisissant une fois de plus le chemin le plus long : faire un petit détour par les îles Maldives puis passer par Ceylan (Sri Lanka) y voir le fameux pic d’Adam pour enfin se rendre en Chine.

Les îles Maldives

Les îles Maldives sont un groupe de près de deux mille atolls qui s’étendent de la pointe sud de l’Inde à l’équateur. Véritable collier de perles de culture posé sur l’océan, les Maldives jouaient un rôle important au Moyen-âge au niveau des exportations : leurs fibres de noix de coco servaient à la confection de cordages, et les cauris (ou porcelaines) très présents dans leurs eaux tropicales étaient utilisés comme monnaie d’échange en Malaisie et dans certaines régions d’Afrique.


Les cauris : coquilles de gastéropodes

Les habitants des Maldives, bouddhistes à l’origine, se convertirent à l’Islam au milieu du 12ème siècle lorsqu’un pieux musulman venu d’Afrique du Nord vint délivrer leurs terres d’un terrible démon. Celui-ci exigeait une jeune fille vierge chaque mois, et le musulman proposa de se sacrifier à la place de la jeune chaste. La veille de son acte héroïque, le dévot récita le Coran toute la nuit durant, ce qui jugula le démon qui ne pouvait résister aux paroles du Livre Saint.

Lorsqu’Ibnou Battta arriva dans la capitale Malé, il ne prévoyait pas de rester longtemps sur l’archipel. Mais il s’avéra que les dirigeants recherchaient un juge qui connaissait à la fois l’arabe et les lois de la charî‘a. Ravi de trouver en Ibnou Battta les qualités requises, ils le comblèrent de cadeaux en tous genres et entravèrent son éventuel départ. Le savant se résigna donc à rester, mais émit une certaine condition : ne pas se déplacer à pied dans la capitale, mais à dos de chamelon ou de cheval, à l’instar du roi et de la reine ! À peine deux mois après son arrivée, il épousa une noble dame parente de la reine ; il appartenait donc à la famille royale et occupait la plus haute place de juge.
Il remplissait ses fonctions avec beaucoup d’enthousiasme et mit tout en œuvre pour établir la loi islamique et changer les coutumes locales.
Il épousa trois autres femmes de haut rang social, ce qui éveilla l’animosité de plusieurs dignitaires, plus particulièrement celle du gouverneur. Après de venimeux complots et de pénibles querelles, le juge explorateur démissionna et décida de quitter les Maldives au bout de neuf mois de présence. C’est le temps qu’exigeait la gestation de son enfant dans son cocon de mère qui restait, elle, sur sa terre natale avec ses coépouses.

L’île de Ceylan (Sri Lanka)

Lorsqu’il arriva sur l’île, Ibnou Battta rencontra d’abord le roi qui présentait un vif intérêt à écouter les pérégrinations de l’explorateur et à qui il offrit l’hospitalité pendant trois jours, ainsi qu’une bourse de perles et de rubis. Le souverain autorisa ensuite le voyageur à réaliser l’objet de sa visite sur l’île en compagnie d’autres personnes, à l’image d’un groupe de pèlerins. En effet, Ibnou Battta se rendit à Ceylan principalement pour voir le pic d’Adam. Au sommet de cette montagne, une dépression rocheuse dessinait une immense trace de pas sanctifiant cet endroit. Pour les bouddhistes, elle serait la trace de Bouddha, pour les hindous celle de Shiva et pour certains musulmans celle d’Adam, premier homme et prophète à fouler la Terre.


Pic d’Adam, grand lieu de pèlerinage

Après cette excursion, la troupe d’Ibnou Battta s’en retourna sur la côte pour embarquer sur un bateau fourni par le roi. Mais en pleine mer, un violent orage mit leur vie en danger : le bateau sombra dans les eaux profondes. Une partie de l’équipage réussit à assembler un petit radeau de fortune qui emmena ses passagers jusqu’au rivage. Les autres membres ― dont le Tangérois ― durent attendre leur tour, blottis sur la partie avant du bateau naufragé. C’est au petit matin qu’un groupe de sauvetage vint récupérer les derniers rescapés. L’explorateur avait tout de même réussi à récupérer certaines de ses affaires, dont les perles et les rubis.

Mais d’autres mésaventures attendaient les voyageurs qui continuaient leur traversée sur une petite embarcation. Un groupe de douze bateaux de pirates les attaqua : aucune résistance n’était possible et les pauvres passagers furent dépouillés de tous leurs biens. Les pirates leur laissèrent la vie sauve et les déposèrent sur le rivage le plus proche. Ibnou Battta et ses amis, humiliés, purent néanmoins retrouver le port de Calicut.
L’explorateur prit ensuite un bateau vers Malé, son ancien domicile aux Maldives où il séjourna cinq jours. Il y rencontra son fils pour la première fois et accepta de le laisser sur l’archipel avec sa mère. De là, il embarqua dans une jonque en direction de la Chine.

Vers la Malaisie et la Chine (1345-1346)

Les dirigeants chinois n’étaient autres que les puissants descendants de Gengis Khan et de la dynastie Yuan (1260-1368). Les musulmans étaient les bienvenus en Chine et les étrangers étaient facilement employés par l’empereur. Des postes tels qu’architectes, percepteurs ou responsables des finances étaient tenus par les musulmans et même plus tard par quelques Européens comme Marco Polo. La dynastie mongole avait fait le choix d’une politique ouverte qui encourageait les échanges. Les commerçants musulmans s’étaient installés dans les villes côtières de la Chine telles que Canton et Citong (Zaytoûn pour les Arabes, actuelle Qhanzhou) et vivaient en communauté. Ils avaient construit leurs mosquées, leurs propres hôpitaux et marchés, et commerçaient par voie maritime jusqu’aux ports du Golfe Persique, de la mer Rouge et de l’océan Indien.

D’autres ports s’ouvraient aux voyageurs et aux marchands musulmans. Les dirigeants malais encourageaient les commerçants musulmans à s’installer dans leurs villes portuaires, car ils apportaient avec eux tous les avantages d’une économie forte. Une fois installés, les quartiers musulmans avaient besoin de juges, de scribes, d’enseignants, de leaders religieux et d’hommes d’affaires. Petit à petit, ces quartiers commerçants s’agrandissaient et gagnaient en influence. Les gouverneurs malais finirent par reconnaître le caractère authentique et bénéfique de l’Islam, et beaucoup d’entre eux se convertirent. En tant que dirigeants musulmans ils accédaient à un large réseau commercial et concouraient à l’épanouissement de Dâr al-Islâm.


Malaisie péninsulaire et orientale

En dehors des centres d’échanges, l’Islam allait bientôt se développer. Ce processus en était à ses débuts lors du grand voyage d’Ibnou Battta.

Entouré de quelques compagnons de voyage, l’explorateur quitta l’Inde pour se rendre à Chittagong, un grand port du Bangladesh (pays musulman). La nourriture à bas prix y abondait, mais l’odeur fétide ambiante gâchait les plaisirs de cette ville.
Il partit ensuite sur une jonque chinoise pour la ville de Samudra sur l’île de Sumatra. Cette étape constituait l’extrémité est de Dâr al-Islâm, car aucun autre pays à l’est de celui-ci n’était dirigé par des musulmans. Il y séjourna environ deux semaines en invité du sultan. Ce dernier l’équipa pour son voyage vers la Chine et lui réserva une de ses propres jonques.

C’est au bout d’environ 40 jours de traversée qu’Ibnou Battta arriva au port de Quanzhou. Admiratif, Ibnou Battta observa que même les mendiants et les moines pauvres portaient des vêtements de soie, que leur porcelaine était la plus belle de toutes et que leurs poules étaient plus grosses que les oies du Maroc.
En revanche, la Chine n’était pas un pays musulman. La culture et le paganisme environnants ne plurent guère au voyageur : « La Chine était belle, mais elle ne me séduit point. Au contraire, j’étais très troublé en voyant que l’incroyance dominait dans ce pays. À chaque fois que je sortais de mon logement, je constatais des choses blâmables. Cela me dérangeait tellement que je préférais rester à l’intérieur ; je ne sortais que si nécessaire. Durant mon séjour en Chine, croiser un musulman était comme rencontrer un membre de ma propre famille ou un proche parent. »

Ibnou Battta était arrivé en Chine durant les dernières années de paix du règne mongol : « La Chine est le pays le plus sûr et le plus agréable pour le voyageur. Tu peux voyager tout seul sans crainte à travers le territoire pendant neuf mois, même si tu transportes beaucoup de richesses. »
La description que fait l’explorateur d’un déplacement vers Beijing, capitale de la Chine mongole, est si vague que la plupart des historiens pensent qu’il s’est inspiré de récits rapportés par d’autres personnes.

Le voyageur rapporte avoir rencontré un riche commerçant musulman installé à Hang-zhou, probablement la plus grande ville du monde au 14ème siècle. Il resta avec lui quelques semaines, pendant lesquelles il apprécia les banquets, les promenades sur le canal et les spectacles de prestidigitation. Les Chinois étaient selon lui les plus habiles en matière artistique.

Lorsqu’Ibnou Battta retourna à Quanzhou, il trouva une jonque appartenant au sultan de Samudra, prête à partir. Il ne rata pas l’occasion de s’en retourner chez lui : d’ici trois semaines, il se promènerait dans les rues de Tanger au Maroc et raconterait ses pérégrinations à travers Dâr al-Islâm, inchâAllâh…

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